La contamination des nappes phréatiques suisses par les PFAS, notamment l’acide trifluoroacétique, suscite de vives inquiétudes. Alors que l’origine exacte de ces polluants reste floue, l’agriculture est pointée du doigt, tant comme victime que comme possible responsable.
Une étude en Suisse révèle la présence généralisée d’acide trifluoroacétique (TFA), un produit chimique de la famille des PFAS, dans les nappes phréatiques, particulièrement dans les zones agricoles. Le président de l’Union suisse des paysans, Markus Ritter, souligne l’incertitude sur l’origine de cette contamination, qui pourrait provenir de l’industrie, des hôpitaux, ou d’anciennes pratiques d’épandage de boues d’épuration.
Les impacts sur la santé et l’environnement restent flous, et Ritter appelle à une recherche scientifique approfondie avant d’adopter des mesures. Dans le canton de Saint-Gall, cinq exploitations agricoles touchées par des contaminations aux PFAS ne peuvent plus vendre leur viande, suscitant une forte inquiétude dans les milieux agricoles. Une aide de 5 millions de francs a été allouée pour indemniser les familles concernées, mais Ritter critique la réaction précipitée du canton.
L’origine du problème semble liée aux pratiques anciennes de gestion des boues d’épuration, utilisées dans toute la Suisse. Ritter plaide pour des actions basées sur des données scientifiques solides et pour des normes internationales harmonisées concernant la pollution des sols, des eaux et des aliments.
Résumé d’un article du site d’information « Watson » publié le 5 décembre 2024.
Lisez l’article complet sur le site watson.ch.